Mardi 1 mai 2012
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Environ trois mille
Italiens, venus de la Meurthe-et-Moselle, ont établis leur résidence momentanément dans le ramier du Château.
Dès leur arrivée, la
municipalité, de concert avec l’autorité militaire, a assuré la subsistance de ces étrangers.
Les dames de la Croix
Rouge ont facilité par leur initiative et leur dévouement, la tâche que la ville et le département s’étaient imposée. En un mot, le service a été organisé d’irréprochable façon. Nos hôtes s’en
sont montrés satisfaits et un grand nombre d’entre eux promettent de remercier les Méridionaux de l’accueil chaleureux qui leur a été réservé.
(Midi-Socialiste – 16
août 1914)
L’Italie se
souviendra
Nous recevons la
lettre suivante que nous insérons avec plaisirs :
Monsieur le Rédacteur
en chef,
Permettez-moi de
faire appel au concours de votre estimable journal, pour adresser mes remerciements les plus sincères, à tous ceux dont le dévouement a atténué les souffrances morales et physiques des 3 000
Italiens qui ont séjournés à Toulouse, au Parc Toulousain, les 14, 15, 16 et 17 de ce mois.
A l’Administration de
la Guerre et particulièrement à M. le Général Bailloud, commandant en chef la 17° région, qui, matin et soir, est venu se rendre compte par lui-même de l’exécution de ses ordres.
A M. le colonel
Dumenjau, major de la garnison, aux officiers, sous-officiers et soldats des différents corps qui ont assuré les services de réquisitions, de ravitaillement, organisé le campement et maintenu
l’ordre.
A la municipalité de
Toulouse qui a coopéré à l’alimentation de ces 3 000 personnes et tout particulièrement à M. Bedouce, député de la Haute-Garonne, adjoint au maire et à MM. Bessat et Fontan, conseillers
municipaux, qui ont assuré par leur présence le fonctionnement de ces services.
Enfin, aux Dames de
la Croix Rouge (Société française de secours aux blessés militaire), qui sous la haute et active direction de Mademoiselle de La Salle, infirmière-major, affectée au Parc Toulousain, et de
Mademoiselle de La Plagnolle, dirigeant l’infirmerie de la gare, ont fait preuve en toutes circonstances d’un dévouement et d’une abnégation sans bornes.
Hommes, femmes et
enfants ont eu tous les soins désirables ; les malades ont été visités et soignés avec dévouement par M. le professeur Dalous, médecin de la Croix Rouge, et M. le docteur Marty, médecin du
Bureau de Bienfaisance.
Je suis heureux de
leur apporter ici l’hommage de ma profonde gratitude, en mon nom personnel et aux noms des Italiens qui ont séjournés au Parc Toulousain.
J’informe du reste le
Gouvernement de Sa Majesté le Roi d’Italie, de ce qui a été fait à Toulouse pour le bien-être de ses sujets.
En vous remerciant,
je vous prie d’agréer, Monsieur le Rédacteur en chef, l’assurance de ma considération distinguée.
F.Mazelier
Consul de Sa Majesté
le Roi d’Italie à Toulouse
(Midi-Socialiste – 20
août 1914)