La Chapelle fut construite sur une nécropole gallo-romaine.Il existe une trace d'un bâtiment antique,une importante forme de béton faite en galet de Garonne noyés
dans un épais mortier de chaux,connu sous le nom de banc de Saint-Roch.La prospection effectuée par l'architecte Pierre Fort fait apparaître une semelle de 5m96 et 17 m de longueur.
Le nom de Férétra apparaît pour la première fois en 1077 quand Isarn,évêque de Toulouse, fait don du terrain au chapitre de la Cathédrale Saint-Étienne.
Le nom de Férétra aurait pour origine les fêtes de l'antiquité romaine,les
« feretraliae » célébrées aux 9° des calendes de mars (21 février) qui rendaient hommage aux morts.Ernest Negre rapproche le nom toulousain avec un autre sembleble en Italie.Il s'agit de Monte
Feltro,située au nord des Marches d'Ancône.Désigné en 885 par « placitum feretrarum ,ecclesiae feletrane» et en 1158 par « commitatus feretrano ».Son hypothèse serait qu'au férétra toulousain
existé à l'époque gallo-romaine un monument dédié à Jupiter feretrarius ou à Cupidon comme à Monte Feltro.
Dans le première moitié du XIII° siècle l'évêque Raymond du Fauga de Miremont fait don d'une parcelle du territoire du chapitre du férétra à un groupe de religieux,les Frères de la Bienheureuse
Vierge Marie du Mont Carmel,venus de Palestine pour s'établir à Toulouse.
L'Ordre des Carmes vient s'établir aux Férétras en 1238,l'endroit convenait à la fois par l'isolement et la proximité de la ville.En 1241 et 1242,suite à des innondations,les murs,les cellules et
la clôture s'écroulèrent ce qui suppose que les moines se trouvaient en contrebas de la chapelle.A cause des ces évènements les Carmes quittèrent les lieux.
Un évènement glorieux pour la chapelle fut la reception de la relique de Saint Thomas d'Aquin.Décédé le 7 mars 1274 au monastère de Fossanova dans le marais poitevin.Le pape décida que les reliques
du saint soient envoyés à Toulouse.Le groupe de frères accompagnant les reliques les déposa dans la chapelle du Férétra avant d'entrer à Toulouse.A l'arriver des frères,se trouvaient là une foule
innombrable et l'on compta plus de six mille flambeaux.Tout le clergé régulier et séculier participa à la procession à laquelle se joignit la noblesse des provinces voisines et les Grands du
royaume.Parmi les plus remarquables notabilités étaient,Louis d'Anjou,frère de Charles V roi de France.Suite à cette évènement la chapelle retrouva sa solitude.
Par la situation isolée de la chapelle,son cimetière reçu les morts des différentes pestes dont la peste noire de 1348.Les deux saints que l'on invoque en pareil cas sont Saint Sébastien et Saint
Roch.Une confrérie,placée sous le patronnage de Saint Roch,s'établit dans la Chapelle Notre Dame du Férétra et les habitants prirent l'habitude de nommé cette chapelle Saint Roch du Férétra.
Par la suite cette chapelle reçu différent ordres religieux jusqu'à la Révolution.Vendu comme bien national le 10 avril 1795,elle fut acheté par Caussidou,ancien membre de la Confrérie de
Saint-Roch et avait été dix ans avant l'entrepreneur des travaux de restaurations de l'édifice.
Le clergé utilisa la chapelle et suite à un violent orage en 1873 incendia la chapelle depuis longtemps convertie en grange.Après être passé entre divers propriétaires,l'édifice se trouva inclus
dans le patrimoine des Hospices de la ville de Toulouse et servit à divers usages dont à un charbonnier pour y déposer camions et marchandises.
En 1915,la ville propose sa destruction pour y faire une place publique.Henry Rouzeaud se fit le défenseur du bâtiment.Cinq ans après Felix Pasquier demande le classement de l'édifice,appuyé par
l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres,la Société Archéologiques du Midi et la Société des Toulousains de Toulouse.
Malgré toutes ces interventions,il fallut attendre 1975 pour que René Trazit se porta acquéreur.A la suite d'une proposition d'un habitant de la rue du Férétra de détruire l'église pour en faire un
parking,un dossier fut présenté à la Conservation Régionale des Bâtiments de France.La scéance du 12 février 1979 des Monuments Historiques donna un avis favorable à la protection de
l'édifice.
D'après:Notre-Dame du Feretra:historique de la chapelle,place St Roch,Toulouse
Par tolotsa
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Publié dans : Histoire
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