Histoire

Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 16:24

Les expériences de labourage à la vapeur ont eu lieu hier, de 3 heures à 5 heures du soir au quartier de l’Embouchure. De nombreux spectateurs assistaient à ce spectacle nouveau dans notre région. Les machines et les charrues habilement dirigées par des hommes expérimentés ont tenu toutes les promesses du programme. Nous ne pouvons, sur un essai d’aussi courte durée, juger du travail que ces puissantes machines pourraient fournir en un jour ; mais on peut tout au moins croire qu’il serait grand. Dans tous les cas une remarque a été généralement faite par les assistants : le terrain labouré est composé de sable déposé par l’inondation de 1865 ; les charrues n’ont donc à vaincre aucune résistance. Il en serait autrement si elles avaient été essayées sur une terre plus compacte. Cette dernière épreuve leur est réservée quand elles fonctionneront ailleurs et nous ne doutons pas qu’elles ne la surmontent victorieusement.

 

(Le Journal de Toulouse – 24 avril 1877)

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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 13:36

Vendredi dans la rue Boulbonne, un rassemblement s’était formé autour d’une femme qui se lamentait.

Elle avait confié son enfant, à peine âgé de deux ans, à une bonne qui était sortie à dix heures du matin et n’avait pas encore reparu. Or, il était alors quatre heures du soir.

Le père était allé à la police on l’on avait pu lui fournir aucune indication. Le jeune femme se lamentait disant : « Elle m’aura tué mon enfant ». L’enfant n’était pourtant pas mort fort heureusement.

Car l’on aperçut bientôt entre les bras de la bonne qui s’en revenait en titubant, ivre comme une grive. L’enfant lui-même que l’on avait dû faire boire et manger outre mesure, avait l’air tout étourdi.

A peine la bonne se fut-elle montré que la mère lui arracha son enfant, qu’elle embrassa d’abord et remis ensuite à une voisine. Puis sans s’arrêter à faire à la servante infidèle de vaines remontrances, elle lui appliqua en un tour de main une volée de premier ordre.

La galerie trouvait que s’était bien fait … et nous aussi.

Inutile de dire qu’en même temps que la volée, Soularde reçut son congé.

 

(L’Express du Midi – 3 octobre 1897)

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Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 00:15

Depuis plusieurs jours, le nommé Marquié, boulanger, rue de la Fonderie, donnait des signes d’aliénation mentale, occasionnée par la perte d’un emploi qu’il occupait depuis fort longtemps chez un fabricant de vermicelle et aussi par le mauvais état de son commerce de boulangerie. Hier au soir, vers les cinq heures, M. l’abbé Robert, vicaire de la Dalbade, fut appelé auprès de Marquié, pour porter à celui-ci les secours de la religion. Après avoir rempli sa mission, ce respectable ecclésiastique allait se retirer, quand Marquié se saisit d’un couteau et lui en porta plusieurs coups à la figure ; puis retournant cette arme contre lui-même, il se fit plusieurs blessures, dont une, à la trachée artère, inspires des craintes pour ses jours. En voulant désarmer son père, la fille Marquié reçut à l’une de ses mains une blessure qui, comme celles reçus par M. l’abbé Robert, ne donne aucune crainte.

 

(Le Journal de Toulouse – 4 novembre 1848)

 

Le nommé Marquié, l’auteur de la tentative d’assassinat sur la personne de M. Robert, vicaire de la Dalbade, est mort hier soir à cinq heures, à la suite des blessures qu’il s’était portées à la gorge.

 

(Le Journal de Toulouse – 6 novembre 1848)

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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 00:53

Jeudi dans la journée, le conducteur d’un cheval qui remorquait une barque sur le canal, presque en face de la gare, atteignit de son fouet un individu qui se trouvait non loin de lui, passant tranquillement son chemin.

L’individu se fâcha quelque peu, priant le conducteur du cheval, de faire attention. Celui-ci répliqua brutalement. Des invectives on en vint vite aux menaces et même aux coups.

Ce que voyant, le frère du conducteur qui se trouvait sur le bateau s’empressa de sauter à terre afin de venir prêter main forte à son dit frère.

A ce moment critique, la police intervint, sous la forme d’un agent municipal, qui essaya de séparer les combattants.

Mal lui en prit, car les deux lui tombèrent dessus à bras raccourcis. L’agent ainsi menacé, n’en fit ni une ni deux ; il tira son coupe-chou et se mit à exécuter un terrible moulinet qui tint ses agresseurs à l’écart, non sans que l’un deux n’eut reçu un coup de tranchant qui faillit lui couper net une de ses oreilles.

La vue du sang calma sans doute les combattants. Le blessé fut pansé d’abord et amené ensuite à la Permanence.

***

Le rapport de police nous signale cette affaire en annonçant que « procès-verbal a été dressé contre le nommé Julien François, âgé de 35 ans, et son frère Jules François, âgé de 38 ans, bateliers, domicilié rue du Chant-du-Merle, pour coups et blessures sur la personne du sieur Lagarrigue, plâtrier, domicilié rue Soult, et pour voies de fait envers un agent dans l’exercice de ses fonctions ».

 

(L’Express du Midi – 11 septembre 1897)

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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 00:33

Nous avons rendu compte d’un mariage religieux qui intéressait de très près M. Mirabail, président de la Libre Pensée et du Cercle des Quatre Cantons.

A ce propos, le Franc-Parleur, journal républicain indépendant, nous apprend, sans nous étonner, que le cas du Frère Mirabail est celui de la plupart des Francs-Maçons de Toulouse :

Notre confrère l’Express du Midi, a blagué quelque peu le terrible Mirabail qui, parait-il, a oublié qu’il était président de la Libre-Pensée, en conduisant sa fille à l’église de son quartier, pour faire bénir son mariage par un de ces prêtres dont il déjeune pour les besoins de sa situation.

Ce terrible franc maçon n’est pas seul et unique dans son genre, et nous pouvons dire, sans être démenti, que 95% des francs maçons de Toulouse ménagent la chèvre et le chou, vont faire des pèlerinages à Sainte Germaine, à Lourdes ; font faire la première communion à leurs enfants, et le soir, à la rue d’Orient, hurlent comme des chiens galeux contre le clergé.

Quel tas d’histrions !

 

(L’Express du Midi – 5 septembre 1897)

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