Localisation des activités économiques dans Toulouse au XIII° siècle
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Métiers |
Noms de rues correspondants |
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Mazeliers |
rue des Bancs-Majous (auj. rue St-Rome); |
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Meuniers |
rue des Moliniers (auj. rue du Tabac); |
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Pêcheurs |
rue des Pescadors (auj. rue des Blanchers) |
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Unhères (marchands d'huile, de grains) |
rue des unhères (auj. rue du Languedoc) |
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Pelegantiers (artisans des peaux de mouton et fabricants de gants de peau) |
rue des Pelegantiers (auj. rue du May, Baour-Lormian) |
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Cerviniers (apprêteurs de peaux, fabricants d'outres) |
rue Cervinière (auj. rue St-Rome) |
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Blanchers (blanchisseurs de cuir) |
rue des Blanchers |
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Pargaminiers (parcheminiers) |
rue Pargaminières |
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Imaginaires (imagiers, enlumineurs) |
rue des Imaginaires (auj. rue de la Pomme) |
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Paradors (apprêteurs de draps, foulons) |
rue des Paradoux |
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Drapiers |
rue de la Bourse, rue Cujas |
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Teinturiers |
rue des Teinturiers (île de Tounis) |
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Filatiers (filatiers, tailleurs, couturiers...) |
rue des Filatiers |
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Flessadiers (fabricants de couvertures en laine = "flessada") |
rue des Flessadiers (auj. rue de la Trinité) |
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Gipponiers (fabricants de pourpoints) |
rue des Gipponiers (auj. rue de l'Echarpe); |
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Temponiers (fabricants de chausses) |
rue Temponières |
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Chapeliers |
rue des Chapeliers (auj. rue du Languedoc) |
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Estagniers (étameurs, fondeurs d'étain) |
rue des Estagniers (auj. rue des Changes) |
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Ferratiers (ferrailleurs) |
rue des Ferratiers (auj. rue des Changes) |
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Payroliers (chaudronniers; chaudron=pairol) |
rue Peyrolières |
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Polinaires (polisseurs, brunisseurs de métaux) |
rue des Polinaires |
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Sarraliers (serruriers; serrure=sarralh) |
rue des Sarraliers (auj. rue de la Trinité) |
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Lanterniers (fabricants de lanternes) |
rue Lanternières |
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Couteliers: espassiers, esperonniers, razoriers...(fabricants d'épées, d'éperons, de rasoirs...) |
Rue des Couteliers ; rue de la Dalbade |
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Arbalestriers |
rue des Arbalestriers (auj. rue Peyrolières) |
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Armusiers (armuriers) |
rue des Armusiers (auj. rue des Tourneurs) |
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Fustiers (charpentiers) |
rue des Fustiers (auj. rue des Paradoux) |
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Semaliers (fabricants de comportes; comporte=semalh) |
Rue des Semaliers (auj. place de la Trinité) |
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Grasaliers (fabricants d'auges en bois = grazalh) |
Rue des Grazaliers (auj. rue des Tourneurs) |
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Sesquiers (rempailleurs de chaises; paille utilisée: la sesca [sesco]) |
rue des Sesquiers (auj. rue du Coq d'Inde); NB: La rue Sesquières actuelle tire son nom de la famille Lasesquières! |
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Changeurs (banquiers) |
rue des Changes |
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Argentiers (artisans travaillant l'argent) |
rue des Argentiers (auj. rue Gambetta) |
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Orpailleurs / Orfèvres (chercheurs d'or; orfèvres) |
rues de la Dalbade et des Filatiers |
Halles et Marchés
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Halle au poisson |
rue de la Descente de la Halle |
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Marché de la Pierre |
place Esquirol |
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Marché au vin |
place Saint-Georges |
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Halle vieille |
rue Saint-Rome |
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Marché aux fourrages |
rue Lapeyrouse |
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Autres marchés |
place du Salin et place Saint-Sernin |
Principaux fours
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Four de la Dalbade |
Rue de la Dalbade |
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Four d'Aussargues |
Rue d'Aussargues |
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Four Comtal |
Rue Nazareth |
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Four d'Assézat |
Place d'Assézat |
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Four des Augustins |
Rue des Tourneurs |
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Autres fours |
Rues du Fourbastard, |
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Octobre 1190: les consuls de Toulouse négocient l'achat d'une maison et d'un terrain contre l'ancien rempart romain, pour y édifier une "Maison Commune". |
Comme c'est encore le cas aujourd'hui, le quartier commerçant de Toulouse au Moyen Age est situé dans la Cité antique, limitée par la Porterie (actuelle place du Capitole), le Salin,
Saint-Etienne et le Pont-Vieux (aujourd'hui disparu); au centre, on trouve la place de la Pierre, actuelle place Esquirol qui était, ne l'oublions pas, le forum cœur de Palladia Tolosa sous
l'Empire romain.
Faut-il pour autant en conclure que la Cité est à cette époque le quartier riche de Toulouse par opposition au Bourg qui serait le quartier pauvre? Pas exactement! Riches et pauvres habitent
souvent les mêmes maisons dans la plupart des "moulons".
Les marchés sont regroupés, eux aussi, par métier. On vend l'huile place Saint-Georges, les céréales place de la Pierre, les fruits et légumes place Saint-Sernin; quant au poisson, il dégage ses
odeurs parfois mal tolérées dans une halle située à hauteur de l'actuel n°14 rue Saint-Rome. Ce n'est qu'en 1550 qu'elle sera déplacée près de l'île de Tounis où existe toujours la rue de la
"Descente-de-la-Halle-aux-Poissons"...
L'accroissement de la population entraîne celui des maisons construites non pas encore en briques roses (réservées aux églises et aux personnes les plus riches), mais en bois de chêne
("corrondage") et en torchis ("paillebart"), matériaux de choix pour favoriser les incendies attisés par le vent d'autan!!!
Enfin on ne peut clore ce bref rappel de la vie économique à Toulouse au 12° et au début du 13°s. sans évoquer les nombreux caprices de la Garonne qui inonde régulièrement (comme en 1177 et en
1220) Saint-Cyprien et l'Ile de Tounis non protégés par une digue et qui détruit les deux seuls ponts de la ville: le Pont Vieux en amont de l'actuel Pont Neuf et le Pont de la Daurade dont on
peut voir encore une arche à l'Hôtel Dieu; ils sont constitués d'un simple tablier de bois posé sur des piliers de briques assez solides pour résister aux assauts du fleuve; seul le tablier est
systématiquement emporté par l'inondation, mais il peut être assez vite reconstruit.
(source:www.ostaldoccitania.com)