Une vitrioleuse
Hier, vers deux heures de l’après-midi, M. Daubiac, musicien commissionné au 126° de ligne, descendait avec sa femme la rue de l’Egout, lorsqu’une jeune fille, s’élançant au-devant d’eux, leur jeta à la face le contenu d’une fiole de vitriol.
Les époux Daubiac furent atteints l’un et l’autre ; la jeune fille s’enfuie puis alla, elle-même, se constituer prisonnière au bureau de police de la Halle aux Grains.
L’auteur de l’attentat est la nommé Maria Ayens, âgée de 23 ans, d’origine anglaise, domiciliée avec ses parents rue Riquet.
Maria Ayens va être mère et dit avoir été abandonnée par Daubiac, marié depuis trois mois.
Les blessures des époux Daubiac ne sont pas graves ; leurs organes visuels n’ont pas, fort heureusement, était atteints.
M. Daubiac habite route de Castres, chez sa belle-mère, Mme veuve Combes.
(L’Express du Midi – 1 mars 1901)